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En 2012, le jeune écrivain suisse Joël Dicker peine à trouver un éditeur. Le point positif ?

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Publié dans Points Positifs - Divers

Né à Genève en 1985, Joël Dicker écrit plusieurs romans, tous refusés par les éditeurs. Au début de l’année 2012, son cinquième ouvrage, Les Derniers Jours de nos pères, est enfin accepté par une maison d’édition de Lausanne – L’Age d’Homme –, à la condition de n’intervenir qu’en coédition, au côté d’un confrère.
A Paris, l’éditeur Bernard de Fallois donne son accord en souvenir, dit-on, du fondateur de L’Age d’Homme, un de ses amis, disparu accidentellement l’année précédente. Le roman de Joël Dicker est un échec.

Le point positif

Au même moment, le jeune écrivain adresse aux deux coéditeurs un sixième ouvrage, de près de 700 pages ! D’autres se seraient arrêtés. Bernard de Fallois ne se laisse pas freiner par l’accueil décevant des Derniers jours de nos pères. Encouragé par les avis favorables de son entourage, il publie, en coédition avec L’Age d’Homme, La Vérité sur l’affaire Harry Quebert.
L’académicien Marc Fumaroli rédige un article élogieux où il compare Joël Dicker à Jonathan Littell, l'auteur des Bienveillantes, prix Goncourt 2006. Voilà qui lance le titre : La Vérité sur l’affaire Harry Quebert reçoit le Grand prix du roman de l'Académie française et le prix Goncourt des lycéens. Traduit en quarante langues, le livre est vendu à 3 millions d’exemplaires dans le monde, dont un million en France. En matière d’édition, l’obstination serait-elle une qualité ?