Groupe Gérard Carton
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Souvenirs : qui se ressemble s'assemble. Pourquoi ?

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Publié dans Pensées du jour - Divers

Chacun se souvient de ce qu’il faisait le 11 septembre 2001. Les informations associées à une émotion forte sont en effet mieux mémorisées que celles acquises dans un contexte neutre. Mais se souvient-on également mieux des informations de même nature enregistrées par la suite ? Des psychologues de l’université de Barcelone apportent une réponse positive à cette question. A un ensemble de volontaires, ils ont présenté successivement sur écran des images diverses, dont certaines représentant des animaux. A la moitié des participants (groupe A), une récompense financière a été accordée à la première occurrence d’une image d’animal – opération destinée à provoquer une émotion positive. Aucune récompense n’a en revanche été attribuée à l’autre moitié des participants (groupe B). Il a ensuite été demandé aux membres des deux groupes d’indiquer les animaux qu’ils se souvenaient avoir observés. Dans les 24 heures suivant le visionnage, les résultats ont été identiques dans les deux groupes. Au-delà de 24 heures, les résultats du groupe A (avec récompense financière) se sont révélés notablement meilleurs que ceux du groupe B. Dans une variante, le même phénomène a été observé avec une émotion négative. Quand une information est enregistrée dans un contexte d’émotion, positive ou négative, elle est plus fortement imprimée dans la mémoire que si elle est acquise dans un contexte neutre. Cet effet de surimpression est durable : les informations de même nature enregistrées ultérieurement sont également bien mémorisées, même en l’absence d’émotion particulière.

Source : Javiera P. Oyarzún, et al. Motivated encoding selectively promotes memory for future inconsequential semantically-related events. Neurobiology of Learning and Memory, 2016.